Voyages ou routes
Voyages où l'on ne prendra jamais racines
Route que l'on ne finira jamais
Voyages colorés de végétation
Routes bordées de regards différents
Voyages invitant au silence
Routes toujours en mouvement
Voyages inoubliables et sans nom, je lance mes pas par dessus bord, car l'important n'est pas de savoir où l'on se trouve, mais ...
... de parcourir le chemin pour y aller.
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Nous partons de bonne heure sur les routes du Peten pour remonter encore plus au nord. Le Peten constitue le centre de la civilisation classique de l’aire maya. C’est dans ce territoire très chaud et très humide que la civilisation maya fit son apparition vers la fin du IIIème siècle.
En chemin, nous faisons un arrêt imprévu dans une école au bord de la route. Une multitude d’enfants et de mère de famille nous accueillent et le directeur nous raconte la vie quotidienne et l’enseignement fourni à la population qui reste très en dessous du seuil d’alphabétisation que nous connaissons chez nous. Il nous fait part du projet éducatif en cours permettant aux enfants d’aller visiter un musée. Nous faisons sur le champ une collecte entre nous pour participer au financement de ce projet. Nous laissons, aussi, des fournitures scolaires qui nous accompagnent toujours lors de nos voyages. Ce sont de grands sourires qui nous souhaitent une bonne continuation pour notre périple. Puissions-nous avoir fait quelques bonheurs aujourd’hui.
Nous arrivons à notre première étape vers midi : Ciebal. Ce site se situe au bord du Rio de la Pasion. Nous y accédons par une piste sommaire. Cet important centre cérémoniel maya connut son apogée du VIIIème siècle avant JC au Ier siècle de notre ère. Seule la pyramide A-III, temple de 30 mètres de haut est restaurée. Nous rencontrons une équipe d’archéologue qui travaille à la mise en valeur d’un autre monument. Etant les seuls sur le site, nous prenons le temps de discuter. Plus loin, les singes hurleurs se font entendre et après une approche discrète, nous arrivons à en voir plusieurs à travers le feuillage épais de la forêt.
C’est à Sayaxché, grosse bourgade au sud de Flores que nous prenons le bac pour traverser le Rio de la Pasion et rejoindre Flores. Nous faisons une brève visite de l’île pour découvrir ses petites maisons colorées.
Au coucher du soleil, nous rejoignons El Remate et notre superbe hôtel : le Camino Real. Avant le diner, un petit plongeon dans la piscine efface la fatigue de cette longue route.
Publié par warino à 11:40:27 dans 03/2009 : Guatemala | Commentaires (0) | Permaliens
Il parait que voir Tikal au lever du jour permet d’avoir une lumière superbe et d’éviter les flots de touristes débarquant de Flores. C’est parce que nous voulons croire dans cette affirmation que nous nous levons à … 5h30 !
" Il y a de bonnes raisons de croire que toute cette région fut autrefois occupée par le même peuple, parlant la même langue ou, du moins, ayant la même écriture. Assis parmi les ruines, nous avons en vain essayé de pénétrer le mystère : qui étaient ceux qui bâtissaient ces villes ? "
Cette phrase, extraite du livre de John Stephens, Incidents of travel in Central America (1836), résume tout le mystère de ce site.
Tikal (le lieu des échos), est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1979 et est sans nul doute le site le plus étendu et le plus impressionnant d’Amérique Centrale. Liée au déclin général de la civilisation maya, la chute de la ville est probablement due à une conjugaison de plusieurs facteurs : explosion démographique, raréfaction des terres cultivables, famines, rébellion des paysans et affaiblissement du pouvoir central. Cette grandiose cité garde ainsi tous ses secrets.
Nous commençons la vite le groupe Q avec ses 2 pyramides jumelles dont celle se situant à l’est a été entièrement reconstituée. On découvre la technique de bâtisseurs des mayas. Un petit chemin nous conduit derrière le temple I sur une place où se tenait le marché. Ensuite, nous traversons l’Acropole centrale constituée d’un labyrinthe de cours, de salles et de petits temples. C’est ici que vivaient les nobles de la ville.
En sortant de l’endroit, nous aboutissons sur la plaza Mayor, bordée des temples I et II et de l’acropole nord. C’est un émerveillement, les proportions du temple du grand Jaguar (45m) sont majestueuses et il se dégage une véritable harmonie de cet endroit. Lui faisant face, le temple des Masques (38m) est éclatant au soleil matinal. Sur l’acropole nord, on imagine l’amoncellement de palais et de structures édifiées les unes sur les autres. Quelques visages sont protégés des intempéries et ont des expressions humaines.
Nous poursuivons notre chemin par la visite d’El Mundo Perdido, véritable havre de paix qui dégage un romantisme certain. Sa pyramide centrale est en restauration. Au détour de notre chemin, le temple IV nous illumine. C’est la pyramide la plus imposante du site avec ses 65m de haut. Nous accédons à la plate forme du temple du Serpent à deux têtes par un escalier de bois aménagé sur le coté. La vue de là-haut est exceptionnelle. De voir ces montagnes de pierres trouer la canopée est tout simplement exceptionnel. On pourrait rester des heures à gouter au calme reposant de la vue environnante.
Nous déjeunons assez tardivement dans le parc et reprenons notre bus pour rejoindre Rio Dulce à quelques 4h de route plus loin. Il règne un grand calme pendant le trajet. Le repos sera bien mérité ce soir (déjà dit, je crois !).
Publié par warino à 11:36:06 dans 03/2009 : Guatemala | Commentaires (0) | Permaliens
Quelque chose d’incroyable : pas d’heure imposée pour se lever !
En effet, nous avons décidé de faire un break dans notre voyage, halte aux cadences infernales ! Aujourd’hui et demain seront sur un rythme calme, nous en avons bien besoin. Vers 10h 30, nous quittons notre hôtel pour nous rendre à l’hacienda Tijax où nous allons faire une promenade dans la forêt aménagée avec des ponts suspendus et des tyroliennes : grande partie de rigolade. Après ce moment fort, nous profitons de la piscine avant de prendre le repas de midi.
Nous prenons ensuite le bateau pour aller voir El Castillo de San Felipe. Ce château espagnol du XVIIème siècle, construit à l’entrée de l’immense lac Izabal défendait les populations contre les pirates (comme Sir Françis Drake). Entièrement restauré, il est maintenant un lieu de détente pour les familles locales.
Nous faisons demi-tour pour descendre le Rio jusqu’à Livingston. Nous avons décidé, contrairement à beaucoup de touristes, de passer une nuit dans cette enclave noire, pour mieux la découvrir et s’imprégner de son ambiance.
La descente du fleuve est merveilleuse. Notre capitaine fait des tours et des détours pour nous faire découvrir la faune et la flore Nous naviguons au milieu des grandes aigrettes, des cormorans, des pélicans et des mouettes. Nous nous arrêtons dans les nénuphars pour observer un oiseau qui marche sur l’eau ! Plus loin, nous longeons les habitations du bord du fleuve et les habitants nous font de grands signes amicaux. A la sortie du golfete, une petite source d’eau chaude sulfurée accueille une douzaine de femmes qui rigolent et papotent.
Nous avons prévu de nous arrêter à Ak’Tenamit, village géré par une association qui forme les indiens du coin aux métiers du tourisme et l’artisanat régional. Nous visitons l’école et écoutons avec intérêt le professeur qui nous donne les éléments clés du système éducatif mis en place ici. Nous lui remettons les fournitures scolaires qui voyagent avec nous depuis la France, pour nous cela fait quelques kilos en moins et pour eux quelques ressources en plus, mais surtout cela engendre un grand sourire sur tous les visages de l’assemblée.
Nous arrivons à Livingston à la tombée de la nuit et prenons nos quartiers à la Posada El Delfin, charmant hôtel sur la rive du fleuve. Seul petit souci, vite réglé, la pression de l’eau sous la douche, est égal à un filet d’eau dans le désert !!
Nous dînons en ville et profitons de la température agréable pour flâner dans les agréables rues animées.
Publié par warino à 11:24:33 dans 03/2009 : Guatemala | Commentaires (0) | Permaliens
C’est une grosse grosse pluie qui nous réveille. Nous prenons notre petit déjeuner en face de l’hôtel dans un petit restaurant sympathique. Ils sont un peu débordés, mais avec de la patience, on arrive à tout !
Nous prenons notre bateau pour nous rendre aux cascades de Los Sietes Altares. Il s’agit d’une série de chutes et de bassins qui s’échelonnent le long du Rio. A l’entrée, un gardien nous attend. Ce personnage a une vraie faconde et le détour ne vaut rien que pour lui ! Bordés d’une épaisse végétation tropicale, la dernière chute est la plus impressionnante et on peut même se baigner dans une piscine d’eau naturelle.
Nous reprenons notre bateau pour aller à la Playa Blanca. Cette plage privée, inaccessible à pied est une plage de sable blanc digne des plus belles cartes postales. Nous prenons un peu de bon temps, entre baignade, farniente et pique-nique.
En fin d’après midi, le vent se lève et nous décidons de rentrer à Livingston. C’est un peu (beaucoup) balloté et un peu (beaucoup) mouillé que nous revenons à notre hôtel. Dans la soirée, nous nous promenons encore dans le village et nous dinons chez Margoth. Notre repas est accompagnée d’un concert de musique caribéenne improvisée, un vrai régal !
Publié par warino à 11:19:49 dans 03/2009 : Guatemala | Commentaires (0) | Permaliens
Il est un peu difficile de reprendre le rythme, mais quand faut y aller, faut y aller !
Départ à 8h30 pour Puerto Barrios, afin de retrouver Oscar, notre chauffeur. Nous découvrons ce port bruyant, déglingué et animé à la vue d’une énorme porte-containers qui embarque des tonnes de bananes. Ce port a été créé à la fin du XIXème siècle par l’ex-United Fruit Company qui avait le monopole du marché de la banane avec presque 80% de la production mondiale grâce à ses 180 000 ha de plantation au Guatemala ! Son poids économique et son influence politique donna le terme « république bananière ».
Nous rejoignons le site de Quirigua perdu au milieu … des bananeraies. Le site est renommé pour ses stèles remarquablement travaillées. De gigantesques monolithes de grès brun s’élèvent jusqu’à 10,5 m comme d’antiques sentinelles, dans un parc tropical paisible et soigné. Nous sommes charmés par cette ambiance tranquille et prenons un réel plaisir à découvrir une partie de l’histoire maya racontée à travers les glyphes et les sculptures. Quirigua est une étape indispensable pour comprendre le monde maya.
Nous ne sommes qu’à 50 km de Copan à vol d’oiseau, mais il nous faudra faire 175 km par la route pour y arriver.
Le passage de la frontière est assez « artisanal ». Nous pensions qu’il y aurait des militaires partout et que notre bus serait visité sérieusement. Rien de tout cela, il suffit de payer la taxe touristique permettant de se rendre uniquement sur le site maya et hop, le tour est joué.
Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à Copan, petit village situé à 1 km des ruines. Nous faisons une halte sur son parque central pour nous promener dans les ruelles animées, bordées d’étals de baba cools vendant leur artisanat de pacotille. La population est composée de métis qui n’ont rien à voir avec les anciens mayas ; très peu d’indien ici.
Nous dinons en ville et rentrons ensuite à la Posada Real, très bel hôtel et très accueillant.
Publié par warino à 11:05:42 dans 03/2009 : Guatemala | Commentaires (0) | Permaliens
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