Voyages ou routes
Voyages où l'on ne prendra jamais racines
Route que l'on ne finira jamais
Voyages colorés de végétation
Routes bordées de regards différents
Voyages invitant au silence
Routes toujours en mouvement
Voyages inoubliables et sans nom, je lance mes pas par dessus bord, car l'important n'est pas de savoir où l'on se trouve, mais ...
... de parcourir le chemin pour y aller.
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191 billets
Nous partons de ce site en ayant le sentiment de ne pas avoir eu assez de temps pour tout découvrir. Nous avons vu le site sous une chaleur écrasante et une végétation brulée par le soleil. Nous sommes convaincus qu'il faudra y revenir à une autre époque pour le découvrir à nouveau.
Nous prenons la route, pour nous rendre à Kalaw, qui fut célèbre à l'époque britannique. Elle tire son atmosphère paisible de cette période coloniale. Les anglais vivant en Birmanie venaient s'y reposer pendant les saisons chaudes et humides, lorsque le climat devenait insupportable à Mandalay ou Rangoon. Ville perchée dans les montagnes, on y accède par une route difficile où des multitudes de camions ne cessent d'aller et venir. La route est terriblement longue en raison de son mauvais état, de sa largeur minimale et de la circulation.
Cette ville du plateau Shan permet de rencontrerez d'autres peuples que les birmans des plaines. Anciens Ghurkas de l'armée des Indes, indiens musulmans, émigrés chinois, ils se sont tous installés dans ces terres à priori inhospitalières, en bordure du célèbre "triangle d'or", plaque tournante du trafic de drogue asiatique.
Notre hôtel très (très) sommaire, mais propre nous attend en fin de journée.
Publié par warino à 14:59:59 dans 04/1997 : Birmanie | Commentaires (0) | Permaliens
Nous reprenons la
route pour se diriger vers le lac Inlé en passant par les grottes de Pindaya
qui se trouve à 50 km de Kalaw. Il nous faut environ
Pour monter jusqu'à
la grotte, il faut prendre un escalier de 200 marches (à monter pieds nus
évidemment !). A l'intérieur, 8094 Bouddhas de différentes matières
(albâtre, teck, marbre, brique, laque et ciment) ont été déposés au fil des
siècles dans des chambres de manière à former un labyrinthe. Certaines grottes
latérales ne sont accessibles qu'en marchant à 4 pattes.
L'histoire de la
grotte débute dans la légende : sept jeunes princesses, trop occupées à jouer
près de ce lac, furent surprises par la nuit et décidèrent d'aller s'abriter
dans la grotte voisine. Durant leur sommeil, une monstrueuse araignée vint
tisser sa toile devant l'entrée de
Le prince s'écria
alors "Pinku Ya-Pyi" (j'ai tué l'araignée). Le nom Pinku Ya resta à
l'endroit, puis fut déformé en Pintara et enfin en Pindaya. En récompense, le
prince fut autorisé à prendre l'une des princesses pour épouse. L'histoire
précise qu'il choisit la plus jeune.
Après cette visite,
nous passons un moment dans une fabrique d'ombrelles car elles ont ici une
excellente réputation.
Nous reprenons
notre bus et en route, après accord du responsable du village, nous passons un
moment à visiter et parler avec les montagnards y habitant.
En arrivant à
Nyaungshwe (bananier d'or), petite ville au nord du lac, nous sommes accueilli
par un des nombreux panneaux apposés le long des routes et à l'entrée des
villes : « Aime ta patrie et respecte la loi ».
C'est encore à la nuit tombée que nous prenons possession de notre chambre d'hôtel.
Publié par warino à 14:49:17 dans 04/1997 : Birmanie | Commentaires (0) | Permaliens
Nous n'avons pas bien dormi. En effet, toute la nuit, un bonze a récité des prières diffusées par un haut parleur de mauvaise facture !
Juste avant de prendre la pirogue pour une journée sur le lac, nous flânons dans les rues à la découverte de cette petite bourgade.
Nous empruntons le large canal longeant la ville à l'ouest
et découvrons les habitations sur pilotis. Et nous découvrons le lac qui
s'étend sur
Peuple de pêcheurs,
les habitants du lac Inle ont une technique bien à eux, se servant d'une jambe
pour pagayer et gardant ainsi leurs deux mains pour attraper le poisson.
C'est à l'aide d'une nasse et d'un trident qu'ils vont le faire prisonnier. Le lac est aussi le premier producteur de
tomates du pays, grâce à des kilomètres de plants flottants sur l'eau
entretenus par des agriculteurs ayant troqué leur tracteur contre des pirogues.
Absolument toutes les ressources naturelles offertes par le lac sont utilisées.
Nous flânons dans
un marché et nous réussissons à acheter quelques vêtements locaux, ce qui est
un exploit car nos carrures ne sont pas exactement du style birman ! Nous arrivons même à faire du troc avec des jeunes filles proposant des petits objets en laque !
Au centre du lac se dresse Phaungdaw Oo, une des pagodes les plus célèbres du pays. Construite sur pilotis, avec un plancher en bois, elle abrite 5 statuettes du Bouddha rendues informes par la couche de feuilles d'or qui les recouvre. C'est aussi dans cette pagode que les moines ont réussi à dresser quelques chats à sauter à travers de petits anneaux.
Sur le chemin du
retour, nous nous arrêtons dans un des petits villages du lac pour rendre visite
aux « femmes girafes ». Nous sommes un peu mal à l'aise de voir ces
femmes comme si elles étaient de bêtes curieuses.
C'est avec un superbe coucher du soleil que nous rentrons au bercail.
Publié par warino à 14:48:41 dans 04/1997 : Birmanie | Commentaires (0) | Permaliens
Nous consacrons le tout début de matinée à se promener dans
le marché local à la recherche des ethnies venues vendre leurs produits. Nous
sommes vraiment à l'aise dans ce petit marché et nous sommes accueillis très
gentiment par la population locale.
Nous partons jusqu'à Taunggyi se situant à
Nous prenons l'avion à Heho en fin d'après
Publié par warino à 14:46:23 dans 04/1997 : Birmanie | Commentaires (0) | Permaliens
La matinée est consacrée à la visite du premier centre
religieux de Birmanie :
Selon la légende, deux frères marchands de la région de
Yangon, qui voyageaient en char sur les routes de l'Inde apprirent d'un dieu
qui avait été leur parent dans une vie antérieure, l'avènement d'un nouveau
bouddha qui avait réalisé l'éveil il y a 7 semaines. Gautama méditait sous
l'arbre Rajayatana depuis 7 jours quand les marchands vinrent à lui, se
prosternèrent et lui offrirent des gâteaux de miel. Avant de partir, ils lui
demandèrent huit de ses cheveux afin de rapporter quelque chose à vénérer. Le
Bouddha accepta et quand ils eurent les cheveux dans les mains, ceux-ci se
mirent à briller, illuminant toute
Se rendant compte qu'ils ne possédaient rien d'assez digne
pour transporter les cheveux, le nat Thagarmin leur offrit un coffret orné
d'émeraudes : les frères y entreposèrent les cheveux durant le voyage. À
leur retour, ils le donnèrent au roi Okkalapla avec les indications de Bouddha.
L'emplacement de la colline était inconnu, et le roi offrit de grosses
récompenses à qui
Elle fut construite sur la colline de Theingottara un siècle
après la naissance de Bouddha. Pour les Birmans,
La pagode principale est entourée d'une multitude de pagodes et de pagodons.
D'innombrables salles de prières ainsi que des tazaungs et des pyatthats, des
constructions typiquement birmanes, entourent le stupa central.
De nombreuses statues de bouddhas de bronze d'une grande beauté ainsi qu'une
statue en jade trônent dans les pièces réservées pour la prière.
Nous prenons notre
avion en fin d'après
Ce voyage est désormais fini et nous repensons aux paroles
de Kipling "... Voici la Birmanie, un pays qui sera différent de tous ceux
que tu connais..." Sans conteste, ce pays est différent de tout ce que nous
connaissions auparavant. Le hasard qui a conduit notre choix pour cette
destination a fait de nous des voyageurs heureux. Heureux d'avoir découvert un
pays aussi fermé sur lui-même, heureux d'avoir vu autant de sourires sur les
visages de ses habitants, heureux d'avoir pu partager un peu de temps avec eux.
Nous n'avons jamais pu évoquer la situation d'Aung San Suu Kyi avec Kwi Kwi notre accompagnatrice. Nous disions « l'autre » pour parler d'elle. Nous faisons ici le vœu que la situation de « l'autre » évolue afin que ce pays connaisse enfin la démocratie ... la vraie.
Publié par warino à 14:46:04 dans 04/1997 : Birmanie | Commentaires (0) | Permaliens
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