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Warino - Carnets de voyages et d'aventures

Pour toutes les personnes qui aiment aller à la rencontre des autres ... je vous invite à travers ces mots et ces photographies à prendre un départ vers votre propre voyage comme une porte ouverte vers un monde imaginaire ... se trouvant peut être au Nord, à l'Est, à l'Ouest ou au Sud.

Carnets d'images

Carnets d'aventures

Voyages ou routes

Voyages où l'on ne prendra jamais racines
Route que l'on ne finira jamais

Voyages colorés de végétation
Routes bordées de regards différents

Voyages invitant au silence
Routes toujours en mouvement

Voyages inoubliables et sans nom, je lance mes pas par dessus bord, car l'important n'est pas de savoir où l'on se trouve, mais ...

... de parcourir le chemin pour y aller.

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JEUDI 5 MARS : LAC ATITLAN | 13 avril 2009

Nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse du restaurant, face au lac … pas mal !!

Nous prenons le bateau un peu après 8h pour rejoindre Santiago Atitlan, bourgade « Tz’utujil » où se cache la demeure sacrée de « Maximon », divinité hybride, symbole du syncrétisme religieux.  Le village est situé au fond d’une grande baie lacustre. C’est le plus pittoresque des villages du lac. Les femmes portent des jupes rouges à dessins blanc et marine. En haut, elles portent le huipil à rayures mauve sur fonds blanc. La coiffe est constituée de plusieurs mètres de rubans rouges enroulés.

Nous traversons ce village et pénétrons dans le marché couvert pour profiter des couleurs et des odeurs des fruits et légumes locaux. On trouve des montagnes de mangues, on se demande comment ils vont réussir à toutes les manger !

Nous rendons ensuite visite à Maximon. Nous le découvrons dans une maison, où des hommes lui adressent des prières dans une atmosphère chargée d’encens et de fumée de cigarettes. Sur une table, des bouteilles d’alcool vides … Spectacle garanti.

Nous faisons une halte chez Pédro Mendoza qui possède un atelier de tissage. Il nous raconte avec passion son village, sa famille, son passé. C’est un vrai moment d’histoire populaire.

Nous déjeunons au bord du lac avant de reprendre notre bateau pour nous diriger vers un autre village : San Antonio Palopo. Ce village possède une très belle église dominant les versants en terrasses cultivés d’oignons. Nous jouons avec les enfants et les femmes Kaqchiquels qui cherchent à nous vendre des objets artisanaux. En effet, les enfants se cachent pour ne pas être pris en photo ! Mais à force, chacun d’entre nous s’apprivoise et finalement nous riions tous ensembles. Nous visitons l’intérieur d’une maison et découvrons à cette occasion l’écart qui sépare nos modes de vie. Ici, le sol est en terre cuite, la cuisine est à l’extérieur et se fait au feu de bois.

Nous reprenons notre bateau et faisons une halte à San Catarina Palopo pour voir les maisons en terre cuite, entourée de murs en pierres sèches.

Cette grande journée nous à fait prendre l’air et le soleil. C’est donc avec grand plaisir que nous prenons un peu de repos au jacuzzi de l’hôtel avant de prendre notre diner.

Publié par warino à 12:13:46 dans 03/2009 : Guatemala | Commentaires (0) |

VENDREDI 6 MARS : LAC ATITLAN / SOLOLA / SAN FRANCISCO EL ALTO / ZUNIL / HUEHUETENANGO | 13 avril 2009

Nous nous levons à 6h 30 pour une grande journée de route à travers les villages colorés de la campagne guatémaltèque.

Direction Solola, à 8 km de Panajachel. Solola, village d'environ 8 000 âmes possède un marché haut en couleur et d’une grande authenticité qui se tient sur la place proche de la cathédrale. Ici, se retrouvent les indiens du tour du lac pour vendre et acheter denrées et fournitures diverses. C’est notre premier marché, alors nous en profitons. Nous nous perdons à travers les allées étroites à la recherche de visages, sourires, couleurs et odeurs. Le marché alimentaire est superbe : les femmes en tenues typiques colorées font de la concurrence aux étals chargés de fruits et légumes.

Nous poursuivons notre route pour rejoindre le village de San Francisco El Alto où se tient, en ce vendredi le marché hebdomadaire. Nous rejoignons donc la capitale guatémaltèque du vêtement … Chaque mètre carré disponible est occupé par des marchand de pulls, chaussettes, jeans et autres piles de tissus. On y découvre d’antiques machines à coudre qu’utilisaient nos grands-mères.

Tout en haut du village, se trouve le marché aux bestiaux que domine l’éclatante église coloniale. Ça braille, ça hurle, ça couine, ça mange ! Ici peu d’artisanat, mais finalement ce n’est pas plus mal. Plus qu’ailleurs, il est recommandé d’être vigilant et de faire attention aux pickpockets.

Nous reprenons la route pour Quetzaltenango, où nous nous arrêtons pour le déjeuner au restaurant de l’hôtel Bonifaz qui est nous surprend par sa décoration qui fleure la France des années 50 !

Et hop, notre prochaine étape est Zunil, village quiché. Pour y arriver, il faut traverser les cultures maraichères qui font la richesse de cette vallée. Il faut découvrir ce village en commençant par le cimetière qui surplombe le village. Les tombes blanches et turquoise se ressemblent. Elles sont conçues pour pouvoir y pratiquer des rites mayas. Zunil est ausis un des fiefs de Maximon. Le marché est essentiellement un marché de gros qui n’a que pour seul intérêt la découverte de tenues typiques différentes de celles déjà rencontrées. Les femmes se chargent de vendre les multiples fruits et légumes. Les hommes quant à eux, chargent les pick-up qui alimenteront les autres marchés de la vallée.

C’est en fin d’après midi que nous arrivons à San Andrés Xecul pour admirer la superbe façade jaune citron de l’église illuminée par le soleil. Les calottes rouge, bleu et jaune du clocher rappellent un chapiteau de cirque.

Notre journée s’achève dans la ville de Huehuetenango (Huehue pour les intimes), située au pied de la sierra de Cuchumatanes en pays indien « mame ». Beaucoup de route aujourd’hui, mais que de belles choses découvertes.

Publié par warino à 12:10:18 dans 03/2009 : Guatemala | Commentaires (0) |

SAMEDI 7 MARS : HUEHUETENANGO / TODOS SANTOS / CHICHICASTENANGO | 13 avril 2009

Nuit un peu bruyante, nous avons eu l’impression que des poids lourds passaient dans notre chambre ! Elle fut aussi un peu courte car le clairon sonne à 5h30 …

Petit déjeuner copieux car la journée va être longue. Nous empruntons une route spectaculaire, pleine de trous et d’effondrements pour rejoindre Todos Santos, village perdu dans la sierra de los Cuchumatanes. Une fois la montée effectuée, nous arrivons sur un altiplano de toute beauté. Le plateau est encerclé de montagnes. Le paysage est grandiose. Avant de quitter la route asphaltée pour prendre la piste, nous traversons un village à pied pour découvrir les constructions en torchis et toit de roseaux. C’est aussi l’occasion de faire quelques photos des habitants.

Todos Santos est un petit village, perché à 2 450 m d’altitude, qui a quelque chose d’étonnant. Les habitants portent tous le même costume traditionnel depuis le plus jeune jusqu’au plus âgé. Ce sont surtout les hommes qui se font remarquer avec leur pantalon rouge à rayures.

Nous déambulons dans les ruelles et découvrons avec étonnement des poussins de toutes les couleurs entassés dans une bassine. Il parait que c’est normal de voir, vendre et acheter des poussins bleu, orange, vert et rouge !!! C’est aussi dans ce village que l’on trouve de très jolis huipiles. Sous le marché couvert, on retrouve les échoppes habituelles avec là aussi les couleurs, les odeurs et les sourires.

Sur le chemin du retour (même route qu’à l’aller), nous nous arrêtons dans une ferme repérée quelques heures plus tôt. Une femme tisse à genoux sur un petit tapis tressé sur le pas de sa rustique habitation.

Après un pique nique frugal (pour le moins), nous prenons la route pour Chichicastenango (Chichi pour les intimes). En cours de route, nous nous arrêtons dans le village de Sacapulas pour nous dégourdir les jambes et découvrir de nouvelles tenues et coiffures. C’est en repartant, qu’au milieu de nulle part nous sommes pris dans un bouchon ! En effet le village d’Aguacatan enterre un de ses concitoyens et la procession des voitures s’étire sur la route étroite. A l’entrée du village, notre chauffeur réussi à s’extirper de la masse en prenant un sens interdit qui nous fait passé devant … le commissariat ! Un policier nous siffle et … nous continuons notre route comme des voleurs !

Nous arrivons à l’hôtel Santo Tomas à la nuit tombée, exténués de ces presque 7h de route. Mais la journée n’est pas terminée. Nous profitons de l’installation du marché du lendemain pour aller repérer les objets artisanaux qui nous intéressent. Les vendeuses s’accrochent à nous en espérant faire de bonnes affaires. Il ne faut surtout pas hésiter à marchander ferme car les prix pratiqués sont très (très) exagérés, de l’ordre de 3 pour 1.

Après le repas, nous fermons rapidement nos petits yeux, la journée du lendemain s’annonce chargée … encore !

Publié par warino à 12:05:24 dans 03/2009 : Guatemala | Commentaires (1) |

DIMANCHE 8 MARS : CHICHICASTENAGO / ANTIGUA | 13 avril 2009

L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt : 6H30 !

Le village de Chichi est situé sur les hauts plateaux du pays, au cœur du département du Quiché. Il était la cour du roi de la puissante ethnie kaqchikel. La ville de Santo Tomas (son autre nom) fur fondée par les espagnols qui accompagnaient le conquistador Pedro de Alvaredo, séduit par la beauté naturelle de l’endroit.

C’est le frère Francisco Ximènez, curé de l’église qui a trouvé et traduit le célèbre « manuscrit de Chichicastenago », importante narration Maya-Quiché appelée « Popol Vuh

Extrait : « Sur la montagne, les hommes se multiplièrent, elle devint leur cité. Ils étaient ici quand se montèrent le soleil, la lune, les étoiles, l’aube ; l’illumination fut à la face de la terre, du monde entier. »

Avant de partir à la découverte du marché, nous assistons à la messe qui se dit dans l’église du village ; En ce temps de carême, elle est ornée de tentures violettes. La messe est dite en espagnol et en quiché. Près de l’autel, sur la gauche se trouve une chorale, habillée de tenues traditionnelles, qui chante, elle aussi en quiché. On trouve aussi à l’intérieur de cette église de nombreux signes de dévotion aux réminiscences religieuses préhispaniques. Sur les escaliers qui montent à l’entrée principale se déroule le rituel qui consiste à bruler le copal et autres herbes résineuses dont la fumée vous enveloppe et vous fait parfois tousser !

Nous nous éloignons du centre pour aller à la rencontre d’un artisan qui tient un atelier de fabrication de costumes traditionnels qui sont utilisés pour les danses et fêtes locales. Je me vêts d’une de ces tenues et c’est avec presque 20 kg de tissus et de broderies que je me lance dans une danse improvisée pendant 5 minutes … Eux font ça pendant des heures et des heures !

Nous nous dirigeons ensuite sur une petite colline surplombant le village pour découvrir un rite chamanique. Ce dernier, commandé par un homme, est exécuté par une femme chaman … Notre guide nous demande de rester discret, ce que nous faisons alors qu’un américain sorti de nulle par arrive avec ses gros sabots et mitraille la femme sans aucun respect … Dans quel monde vit-on ?

Nous revenons sur le marché en tuc-tuc et nous nous lançons à la découverte des allées et des stands garnis d’étoffes, de bijoux de pacotille, de masques en bois, de poteries et d’autres souvenirs.

Après avoir fait nos emplettes, nous reprenons la route pour aller déjeuner dans une ferme. C’est un réel plaisir de partager un moment authentique avec une famille qui nous ouvre son toit. Nous nous lançons dans la fabrication de tortillas et c’est ainsi que l’on s’aperçoit qu’il faut un véritable savoir-faire !  Après l’apéritif, une petite liqueur locale gouleyante, nous nous installons dans une pièce pour déguster un repas simple mais d’une grande qualité.

Nous partons ensuite vers Antigua et sur la route, notre chauffeur nous apprend que la ville est, en cette après midi de dimanche, le lieu d’une procession célébrant un saint pendant cette période du carême. Connaissant parfaitement la ville, il déjoue, avec malice, les pièges tendus par la police pour nous amener sans encombre à notre hôtel. Aussi sec, nous partons en ville pour assister à l’évènement qui est pour le moins grandiose. On dirait que toute la ville et les alentours se sont donnés rendez-vous. Une foule exubérante mais respectueuse des pèlerins assiste avec respect au défilé. La procession marque des arrêts, non seulement pour réciter des prières mais aussi pour permettre aux porteurs des lourds autels en bois de passer le relais à d’autres pénitents. Les hommes portent un autel avec le saint et les femmes, visages recouverts d’une mantilla noire portent un  autel avec la vierge.

Retour ensuite à l’hôtel Casa Santo Domingo pour un repos bien mérité.

Publié par warino à 12:02:06 dans 03/2009 : Guatemala | Commentaires (0) |

LUNDI 9 MARS : ANTIGUAN / BIOTOPE DES QUETZALS / COBAN | 13 avril 2009

Cette deuxième semaine va nous emmener vers le nord du pays. Nous allons progressivement redescendre au niveau de la mer et gagner quelques degrés au niveau de la température.

Notre journée commence par la traversée de la ville de Guatemala Ciudad, qui comme beaucoup de capitale ne présente pas un grand intérêt.

Une longue route nous conduit jusqu’au biotope des quetzals qui tire son nom de le l’oiseau, emblème nationale de ce pays. Nous nous y arrêtons pour découvrir cette forêt dense et humide, peuplée d’oiseaux et d’épiphytes. Nous parcourons le Sendero los Helechos (sentier des fougères) et profitons pleinement de ce moment de calme.

En milieu d’après midi, notre route, bordée de plantations de cardamome,  nous conduit à Coban, ville à l’histoire curieuse. Au XIXème siècle, la ville accueillit une importante communauté allemande qui possédait d’immenses plantations de café. Celle-ci, suite à d’aimables pressions américaines auprès du gouvernement fut extradée du fait d’un soutien trop voyant au régime nazi.

Après avoir fait  le tour de la ville, nous visitons le museo El Principe Maya qui présente une collection soignée d’objets mayas, tels que bijoux, parures et poteries.

Nous grimpons ensuite au calvaire pour visiter l’église s’y trouvant et découvrir un beau point de vue sur la ville. Au sein même de l’église se trouve une pièce qui abrite des croix recouvertes de … plumes. Le saintcrétisme est encore bien vivant !

Nous logeons dans une grande demeure de style colonial : l’hôtel La Posada. La chambre est aménagée avec du mobilier d’époque et les sanitaires sont neufs. Même si c’est un peu bruyant, c’est une adresse à conseiller.

Publié par warino à 11:57:53 dans 03/2009 : Guatemala | Commentaires (1) |

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