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Warino - Carnets de voyages et d'aventures

Pour toutes les personnes qui aiment aller à la rencontre des autres ... je vous invite à travers ces mots et ces photographies à prendre un départ vers votre propre voyage comme une porte ouverte vers un monde imaginaire ... se trouvant peut être au Nord, à l'Est, à l'Ouest ou au Sud.

Carnets d'images

Carnets d'aventures

Voyages ou routes

Voyages où l'on ne prendra jamais racines
Route que l'on ne finira jamais

Voyages colorés de végétation
Routes bordées de regards différents

Voyages invitant au silence
Routes toujours en mouvement

Voyages inoubliables et sans nom, je lance mes pas par dessus bord, car l'important n'est pas de savoir où l'on se trouve, mais ...

... de parcourir le chemin pour y aller.

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Dimanche 20 avril : RANGOON / PARIS | 09 août 2008

La matinée est consacrée à la visite du premier centre religieux de Birmanie : la pagode Shwedagon. Elle est le principal monument de Yangoon et est située à l'ouest du lac Kandawgyi, non loin du centre-ville. 

Selon la légende, deux frères marchands de la région de Yangon, qui voyageaient en char sur les routes de l'Inde apprirent d'un dieu qui avait été leur parent dans une vie antérieure, l'avènement d'un nouveau bouddha qui avait réalisé l'éveil il y a 7 semaines. Gautama méditait sous l'arbre Rajayatana depuis 7 jours quand les marchands vinrent à lui, se prosternèrent et lui offrirent des gâteaux de miel. Avant de partir, ils lui demandèrent huit de ses cheveux afin de rapporter quelque chose à vénérer. Le Bouddha accepta et quand ils eurent les cheveux dans les mains, ceux-ci se mirent à briller, illuminant toute la forêt. Les éléments se réjouissaient : la terre se mit à trembler et les océans à bouillonner. Le bouddha leur dit de faire construire un stûpa sur la colline de Singuttara, où les reliques de trois anciens bouddhas se trouvaient déjà. Les frères s'éloignèrent ensuite sans tourner le dos au Bienheureux.

Se rendant compte qu'ils ne possédaient rien d'assez digne pour transporter les cheveux, le nat Thagarmin leur offrit un coffret orné d'émeraudes : les frères y entreposèrent les cheveux durant le voyage. À leur retour, ils le donnèrent au roi Okkalapla avec les indications de Bouddha. L'emplacement de la colline était inconnu, et le roi offrit de grosses récompenses à qui la retrouverait. Alors que personne n'y arrivait, des nats servant de Thagarmin défrichèrent une nuit la colline, qui apparut ainsi clairement aux yeux de tous. Okkalapla y fit alors construire un stupa. Lorsqu'il ouvrit le coffre contenant la relique, les cheveux du Bouddha se mirent à briller, les arbres fleurirent et une pluie de pierres précieuses tomba du ciel. Elles furent enchâssées dans la pagode.

Elle fut construite sur la colline de Theingottara un siècle après la naissance de Bouddha. Pour les Birmans, la pagode Shwedagon est la plus belle et la plus grande pagode du monde.Le stupa central de la pagode culmine à une hauteur de 50 mètres. Tous les souverains birmans ainsi que les fidèles ont contribué à la grandeur et la majesté que l'on peut admirer aujourd'hui. La partie supérieure du stupa est recouverte de près d'une tonne d'or pur. L'ombrelle (le hti) qui coiffe la partie haute de la pagode fut offerte par le roi Mindon. Au hti sont accrochées 1065 clochettes d'or et 420 clochettes d'argent. Au dessous, une girouette parée de 1090 diamants et 1338 autres pierres précieuses se balance au gré du vent. L'extrémité supérieure est constituée d'un globe d'or de 25 cm de diamètre, incrusté de 4 350 diamants dont une pierre de 76 carats.

La pagode principale est entourée d'une multitude de pagodes et de pagodons. D'innombrables salles de prières ainsi que des tazaungs et des pyatthats, des constructions typiquement birmanes, entourent le stupa central.
De nombreuses statues de bouddhas de bronze d'une grande beauté ainsi qu'une statue en jade trônent dans les pièces réservées pour la prière.

 

Nous  prenons notre avion en fin d'après midi pour rejoindre Bangkok. C'est vers minuit que nous prendrons l'avion qui nous ramène en France.

Ce voyage est désormais fini et nous repensons aux paroles de Kipling "... Voici la Birmanie, un pays qui sera différent de tous ceux que tu connais..." Sans conteste, ce pays est différent de tout ce que nous connaissions auparavant. Le hasard qui a conduit notre choix pour cette destination a fait de nous des voyageurs heureux. Heureux d'avoir découvert un pays aussi fermé sur lui-même, heureux d'avoir vu autant de sourires sur les visages de ses habitants, heureux d'avoir pu partager un peu de temps avec eux.

Nous n'avons jamais pu évoquer la situation d'Aung San Suu Kyi avec Kwi Kwi notre accompagnatrice. Nous disions « l'autre » pour parler d'elle. Nous faisons ici le vœu que la situation de « l'autre » évolue afin que ce pays connaisse enfin la démocratie ... la vraie.

Publié par warino à 14:46:04 dans 04/1997 : Birmanie | Commentaires (0) |

CHINE : Introduction au voyage | 04 mai 2008

Un itinéraire conçu et préparé de longs mois avant. C'est notre premier « montage » personnel et nous sommes fiers du résultat avant même d'avoir commencer le voyage. Sans dire que nous appréhendons cette rencontre initiatique avec l'Empire du Milieu, nous allons passer 3 semaines loin de nos repères habituels.

De la Grande Muraille au nord de Pékin, jusqu'au pays des Dong, à l'écart de la civilisation, en passant par les gorges du Yangzi, nous découvrirons tout à tour les trésors des anciennes capitales impériales, la riche campagne sichuanaise et les paysages enchanteurs des la mer des Chansons.

Ce parcours très complet et contrasté sera, pour nous, une initiation passionnante tant à l'histoire qu'à la vie quotidienne des Chinois d'aujourd'hui.

Cette histoire commence sur un constat d'échec !

En effet nous ne trouvons pas de voyage « clé en main » qui soit à notre goût pour cette destination. Il y a toujours quelque chose qui manque ou quelque chose en trop ! Alors nous nous sommes lancés dans l'aventure du « sur mesure ». Et c'est en recherchant des informations sur les endroits que nous souhaitons voir, que nous découvrons la Maison de la Chine. Ce récit n'a pas vocation à faire de la publicité gratuite mais, il faut bien reconnaître que sans l'expertise, la compétence et la gentillesse de celle qui est devenue plus qu'une correspondante, ce voyage aurait été vraiment différent.

Elle se reconnaîtra, et encore une fois, nous lui exprimons à travers ces phrases et ces photos tous nos remerciements.

Publié par warino à 18:10:13 dans 05/1999 : Chine | Commentaires (0) |

Vendredi 7 mai : PARIS / PEKIN | 04 mai 2008

Nous nous retrouvons à Roissy CDG en début d'après midi pour procéder aux formalités d'embarquement. Cela nous fait tout drôle car nos enfants ne nous verrons pas pendant 3 semaines (et réciproquement !).

Enfin en fin d'après midi, c'est le décollage sur Air China pour un vol direct à destination de Pékin.

Publié par warino à 18:08:58 dans 05/1999 : Chine | Commentaires (0) |

Samedi 8 mai : PEKIN | 04 mai 2008

Nous arrivons en fin de matinée et l'atmosphère dans l'aéroport nous semble être sortie directement d'un autre âge ! La différence est saisissante par rapport au modernisme de Roissy.

Notre accompagnateur (il fera tout le voyage avec nous) nous attend et son visage éclairé par son grand sourire nous indique déjà que notre voyage part sur de bonnes bases.

Nous partons pour notre hôtel, afin de faire une petite toilette rafraîchissante.

Comme nous avons assez mangé dans l'avion (!), nous avons décidé de débuter la découverte de la ville par le marché aux puces de Panjiayuan. Situé dans le sud-est de Pékin, Panjiayuan est considéré comme le plus grand marché d'antiquités d'Asie. S'il est difficile de distinguer le vrai du faux parmi la marchandise proposée, il reste un lieu incontournable pour tous les brocanteurs et chineurs. Tous les jours, les 3 000 stands répartis sur 4,85 hectares attirent un flot continu de locaux et d'étrangers avides de bonnes affaires.

Feng, notre accompagnateur, nous emmène donc vers ce lieu magique et fait arrêter notre bus devant ... un grand magasin offrant des produits français !!
Si ça démarre comme ça, notre voyage ne va pas être facile. Alors nous ne descendons pas du bus et disons à Feng qui lui peut aller où il veut, mais nous, on va aux puces. Des touristes qui se rebellent : on aura tout vu ! Finalement, en reprenant ses notes, il convient de sa mauvaise compréhension (le chinois n'a jamais tort !) et nous emmène donc au marché ... Affaire à suivre !


A l'origine, Panjiayuan était un marché illicite dirigé par de petits commerçants où les Pékinois pauvres revendaient les objets d'art appartenant à leur famille. Situé dans une ruelle de Chaoyang, à l'est de la capitale en 1980, il a ensuite été délocalisé dans un bois à proximité de son emplacement actuel. Avant d'être autorisé par la police en 1995.

Ce voyage dans le temps est divisé en 4 sections : Ainsi, la première section propose essentiellement des émeraudes, du jade, des calligraphies et peintures ainsi que des objets d'artisanat peints ou en bambous. La quatrième zone est le paradis des théières et autres tablettes utilisées pour la cérémonie du thé et des pierres ornementales ostentatoires.

A l'inverse, la seconde section paraît plus modeste. Ici, pas de tréteaux recouverts de tissu et excessivement achalandés. Les quelques bibelots et objets de récupération sont disposés sur des couvertures ou à même le sol. On joue aux cartes. Les papiers s'accumulent sur le sol. Et les clients se font attendre. La troisième section vaut particulièrement le détour car elle offre un éventail d'articles faits à la main par les minorités ethniques chinoises. Avec une majorité de Tibétains revêtus de costumes typiques.

Notre premier achat sera une statuette en terre d'un guerrier chinois à cheval. Elle arrivera en entier en France après avoir traversé la Chine avec nous. Trop fort !

Nous nous dirigeons ensuite vers le Temple du Ciel, célèbre pour sa triple toiture de tuiles bleues. Ce sanctuaire est symbolique de l'organisation de l'univers dont l'empereur tirait sa légitimité au cours de cérémonies annuelles

Initialement appelé Temple du Ciel et de la Terre, il a été construit de 1406 à 1420 pendant le règne de l'Empereur Yongle, qui était aussi responsable de la construction de la Cité Interdite. Le temple fut agrandi et renommé Temple du Ciel pendant le règne de l'Empereur Jiajing au seizième siècle. Le Temple du Ciel a été rénové au dix-huitième siècle sous l'Empereur Qianlong.

Dans l'ancienne Chine, l'empereur était considéré comme le « fils du Ciel », qui préservait le bon ordre sur terre en faisant le lien avec l'autorité céleste. Afin de montrer son respect au Ciel, les cérémonies de sacrifice étaient très importantes.

Avant d'aller dîner, nous marchons, non sans une certaine émotion, sur la place Tian an men (Tian'an = paix céleste, men = porte). Comme elle est en travaux, nous ne pouvons pas trop nous aventurer dessus (des fois qu'il y ait des chars cachés derrière les arbres !)

Feng notre guide nous fait presser le pas pour aller dîner, alors comme nous sommes joueurs, on se cache ... Et l'effet désiré arrive : nous voyons Feng courir dans tous les sens pour nous retrouver !! Il va comprendre rapidement que nous ne sommes pas des touristes comme les autres.

C'est un peu fatigué (tu m'étonnes !) que nous rentrons à l'hôtel pour dormir en rêvant à tout ce que nous avons déjà découvert.

Publié par warino à 18:08:35 dans 05/1999 : Chine | Commentaires (0) |

Dimanche 9 mai : PEKIN | 04 mai 2008

Un célèbre proverbe chinois dit que l'on n'est pas un brave tant que l'on n'a pas monté la muraille de Chine !

Alors nous partons de bon matin à la découverte de la Grande Muraille. Nous avons décidé de ne pas aller, comme la masse de touristes, à la passe de Badaling, mais plutôt à celle de Mutianyu. Elle est certes plus loin (80 km de la capitale), mais et c'est inestimable, bien moins fréquentée par les touristes.

La Grande Muraille de Chine, c'est le passage obligé de quiconque vient faire un peu de tourisme à Pékin. Celle que l'on appelle aussi le "dragon de dix mille lis" est en fait un ensemble de "Grandes Murailles", fortifications parallèles construites en différents endroits au cours des siècles, s'étendant sur les montagnes sur 6700 km d'ouest en est (plus long que le rayon de la Terre, ou encore 1/20 de sa circonférence !)

Nous pouvons dire désormais : « Nous aussi, nous y avons marché ! »

Après le déjeuner, nous continuons vers le site choisit par les géomanciens pour abriter les tombeaux des 13 derniers empereurs Ming.
La construction de la principale voie sacrée de la nécropole des Ming a débuté en 1435. La grande porte rouge et les autres pavillons ont été construits à partir de 1540. Elle est orientée du sud au nord. La tortue porte une stèle sur son dos, elle est le symbole de l'immortalité et de la représentation du monde. La voie est bordée de statues d'animaux et de hauts personnages de la cour impériale.

Nous revenons à Pékin pour un dîner rapide avant de rejoindre l'Opéra de Pékin. Dans cet art, l'expression dramatique est hautement stylisée et esthétique, mais le public souhaite toujours retrouver des personnages idéalisés et une fin heureuse. Comme beaucoup de touristes assistant à la représentation, nous sommes gagnés par le sommeil du juste !

Cet art est certainement un art majeur, mais nous n'avons pas toutes les règles du jeu pour l'apprécier à sa juste valeur ...

Publié par warino à 18:07:08 dans 05/1999 : Chine | Commentaires (0) |

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