Voyages ou routes
Voyages où l'on ne prendra jamais racines
Route que l'on ne finira jamais
Voyages colorés de végétation
Routes bordées de regards différents
Voyages invitant au silence
Routes toujours en mouvement
Voyages inoubliables et sans nom, je lance mes pas par dessus bord, car l'important n'est pas de savoir où l'on se trouve, mais ...
... de parcourir le chemin pour y aller.
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118842 visiteurs
Depuis le début du mois :
1866 visiteurs
Billets :
191 billets
Un itinéraire conçu et préparé de longs mois avant. C'est
notre premier « montage » personnel et nous sommes fiers du résultat
avant même d'avoir commencer le voyage. Sans dire que nous appréhendons cette
rencontre initiatique avec l'Empire du Milieu, nous allons passer 3 semaines
loin de nos repères habituels.
De
Ce parcours très complet et contrasté sera, pour nous, une initiation
passionnante tant à l'histoire qu'à la vie quotidienne des Chinois
d'aujourd'hui.
Cette histoire commence sur un constat d'échec !
En effet nous ne trouvons pas de voyage « clé en main » qui soit à
notre goût pour cette destination. Il y a toujours quelque chose qui manque ou
quelque chose en trop ! Alors nous nous sommes lancés dans l'aventure du
« sur mesure ». Et c'est en recherchant des informations sur les
endroits que nous souhaitons voir, que nous découvrons
Elle se reconnaîtra, et encore une fois, nous lui exprimons à travers ces phrases et ces photos tous nos remerciements.
Publié par warino à 18:10:13 dans 05/1999 : Chine | Commentaires (0) | Permaliens
Nous nous retrouvons à Roissy CDG en début d'après midi pour
procéder aux formalités d'embarquement. Cela nous fait tout drôle car nos
enfants ne nous verrons pas pendant 3 semaines (et réciproquement !).
Enfin en fin d'après midi, c'est le décollage sur Air China pour un vol direct
à destination de Pékin.
Publié par warino à 18:08:58 dans 05/1999 : Chine | Commentaires (0) | Permaliens
Nous arrivons en fin de matinée et l'atmosphère dans
l'aéroport nous semble être sortie directement
d'un autre âge ! La différence est saisissante par rapport au
modernisme de Roissy.
Notre accompagnateur (il fera tout le voyage avec nous) nous attend et son
visage éclairé par son grand sourire nous indique déjà que notre voyage part
sur de bonnes bases.
Nous partons pour notre hôtel, afin de faire une petite toilette
rafraîchissante.
Comme nous avons assez mangé dans l'avion (!), nous avons décidé de débuter la
découverte de la ville par le marché aux puces de Panjiayuan. Situé dans le sud-est de Pékin, Panjiayuan
est considéré comme le plus grand marché d'antiquités d'Asie. S'il est
difficile de distinguer le vrai du faux parmi la marchandise proposée, il reste
un lieu incontournable pour tous les brocanteurs et chineurs. Tous les jours,
les 3 000 stands répartis sur 4,85 hectares attirent un flot continu de
locaux et d'étrangers avides de bonnes affaires.
Feng, notre accompagnateur, nous emmène donc vers ce lieu magique et fait
arrêter notre bus devant ... un grand magasin offrant des produits
français !!
Si ça démarre comme ça, notre voyage ne va pas être facile. Alors nous ne
descendons pas du bus et disons à Feng qui lui peut aller où il veut, mais
nous, on va aux puces. Des touristes qui se rebellent : on aura tout
vu ! Finalement, en reprenant ses notes, il convient de sa mauvaise
compréhension (le chinois n'a jamais tort !) et nous emmène donc au marché
... Affaire à suivre !
A l'origine, Panjiayuan était un marché illicite dirigé par de petits
commerçants où les Pékinois pauvres revendaient les objets d'art appartenant à
leur famille. Situé dans une ruelle de Chaoyang, à l'est de la capitale en
1980, il a ensuite été délocalisé dans un bois à proximité de son emplacement
actuel. Avant d'être autorisé par la police en 1995.
Ce voyage dans le temps est divisé en 4 sections : Ainsi, la première section
propose essentiellement des émeraudes, du jade, des calligraphies et peintures
ainsi que des objets d'artisanat peints ou en bambous. La quatrième zone est le
paradis des théières et autres tablettes utilisées pour la cérémonie du thé et
des pierres ornementales ostentatoires.
A l'inverse, la seconde section paraît plus modeste. Ici, pas de tréteaux recouverts de tissu et excessivement achalandés. Les quelques bibelots et objets de récupération sont disposés sur des couvertures ou à même le sol. On joue aux cartes. Les papiers s'accumulent sur le sol. Et les clients se font attendre. La troisième section vaut particulièrement le détour car elle offre un éventail d'articles faits à la main par les minorités ethniques chinoises. Avec une majorité de Tibétains revêtus de costumes typiques.
Notre premier achat sera une statuette en terre d'un
guerrier chinois à cheval. Elle arrivera en entier en France après avoir
traversé la Chine avec nous. Trop fort !
Nous nous dirigeons ensuite vers le Temple du Ciel, célèbre
pour sa triple toiture de tuiles bleues. Ce sanctuaire est symbolique de
l'organisation de l'univers dont l'empereur tirait sa légitimité au cours de
cérémonies annuelles
Initialement appelé Temple du Ciel et de la Terre, il a été
construit de 1406 à 1420 pendant le règne de l'Empereur Yongle, qui était aussi
responsable de la construction de la Cité Interdite. Le
temple fut agrandi et renommé Temple du Ciel pendant le règne de l'Empereur
Jiajing au seizième siècle. Le Temple du Ciel a été rénové au dix-huitième
siècle sous l'Empereur Qianlong.
Dans l'ancienne Chine, l'empereur était considéré comme le
« fils du Ciel », qui préservait le bon ordre sur terre en faisant le
lien avec l'autorité céleste. Afin de montrer son respect au Ciel, les
cérémonies de sacrifice étaient très importantes.
Publié par warino à 18:08:35 dans 05/1999 : Chine | Commentaires (0) | Permaliens
Un célèbre proverbe chinois dit que l'on n'est pas un brave tant que l'on n'a pas monté la muraille de Chine !
Alors nous partons de bon matin à la découverte de la Grande Muraille. Nous avons décidé de ne pas aller, comme la masse de touristes, à la passe de Badaling, mais plutôt à celle de Mutianyu. Elle est certes plus loin (80 km de la capitale), mais et c'est inestimable, bien moins fréquentée par les touristes.Publié par warino à 18:07:08 dans 05/1999 : Chine | Commentaires (0) | Permaliens
La matinée est consacrée à la visite de la Cité Interdite et des musées du Palais Impérial. Son nom complet est la « Cité pourpre interdite » en référence à la petite étoile pourpre dans l'astronomie chinoise, c'est-à-dire l'étoile polaire de l'astronomie occidentale. En effet, comme le palais impérial se trouve au centre de Pékin et représentait le centre administratif de l'État, on lui donna un nom évoquant l'étoile qui est au centre de la rotation du firmament céleste. Le nom le plus courant est « Cité interdite », qui vient du fait que son accès en était interdit au peuple à l'époque des grands empereurs chinois. Comme résidence de ces derniers, elle est devenue symbole d'interdit.
Depuis le début du quinzième siècle, le cœur de Pékin se trouve autour de la Cité interdite, aussi appelée Palais impérial des Ming et des Qing. Il s'agit du plus vaste complexe architectural de Chine: une véritable ville dans la ville. Elle couvre 720 000 m² et compte 9 999 pièces et 50 ha de jardins. Si la tradition se limite à 9 999 pièces, c'est parce que seules leurs divinités avaient le droit de construire un palais comprenant 10 000 pièces. Le nombre 10 000 représente symboliquement « une infinité dénombrable » en Chine. De ce fait, les hommes ont essayé de se rapprocher aussi près que possible de leur idéal de perfection. La construction de la Cité interdite a duré 14 ans et plus d'un million d'ouvriers y auraient travaillé.
Entre 1420 et 1911, 24 empereurs y ont résidé.
L'architecture a divisé la Cité Interdite en deux parties : la cour extérieure et la cour intérieure. La Cour extérieure, où le souverain recevait ses ministres et présidait les grandes cérémonies officielles, abrite la salle de l'Harmonie Suprême, la salle de l'Harmonie Parfaite et la Salle de l'Harmonie Préservée ainsi que les bâtiments latéraux principaux, dont la salle de la Gloire Littéraire et la Salle des Prouesse Militaire. La cour intérieure comprend surtout le palais de la Pureté Céleste, la salle de l'Union et le palais de la Tranquillité Terrestre, qui sont entourés respectivement par les six Palais de l'Est et les Six Palais de l'Ouest. La cour intérieure servait de cabinet de travail à l'empereur et d'appartements à la famille impériale et aux concubines.
Nous faisons, ensuite l'ascension de la colline de Charbon pour découvrir une impressionnante vue d'ensemble de la Cité
L'après midi, le Palais d'été nous attend avec ses pavillon empreints de poésie : Nuages ordonnés, Vague de Jade ... et sa longue galerie couverte qui longe le lac Kunming. C'est l'empereur Qianlong qui l'aménagea pour être la résidence de sa mère, en 1750 (15e année de son règne).
Nous revenons en ville en fin d'après midi pour participer à un banquet de canard laqué, spécialité pékinoise.
Juste après ces agapes, nous prenons un train de nuit à destination de Luoyang. Nous découvrons le confort chinois qui ne ressemble pas du tout à l'idée que l'on s'en fait. Nous voyageons en classe molle, c'est-à-dire en cabine de 4 places. Les couchettes sont vraiment "molles", avec un matelas, une bonne couette et un coussin moelleux. Tout est réglable, de la lumière à la climatisation.
Bonne nuit les petits !
Publié par warino à 18:06:22 dans 05/1999 : Chine | Commentaires (0) | Permaliens